3° RAID DES CONTREBANDIERS (Novembre 2003)

 

 

 

APPELEZ-MOI ALBERT

 

Je sais, vous allez avoir du mal à me croire. Moi-même je me demande si je n’ai pas rêvé. C’était la nuit de la Toussaint dans un bois de chênes-lièges, ou peut-être d’oliviers voire d’arbres à came : la nuit les arbres se ressemblent et nous y étions arrivés en suivant le road-book et le GPS, deux heures après le coucher du soleil. Un raid sauvage d’une dizaine de 2cv, à travers les pistes de caillasses du Haut Aragon et des Bardenas, le 3° Raid des Contrebandiers. Génial !

Et donc, pendant que les autres participants ronflaient dans les tentes, je m’étais assis dans la mousse pour repérer Mars et la Grande Ourse, lorsque je fus interpellé par une petite voix métallique :

"  Je peux vous parler ? " 

D’abord je ne l’ai pas vu. Puis dans le faisceau de ma lampe électrique je n’en crus pas mes yeux. Mon interlocuteur devait mesurer 80 centimètres, un peu plus qu’un nain de jardin, vêtu d’une sorte de combinaison en plastique rouge, chaussé de bottes jaunes, il avait des yeux à facettes comme les mouches et quatre bras, ce qui ne devait pas être très pratique pour enfiler les manches.

"  Qui êtes vous ? "

Michel de Barbeyrac